Palestine

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(Textes divers)

Pierre Vidal-Naquet

«Le seul fait que les Israéliens se tiennent pour menacés d'anéantissement est le signe d'un échec du sionisme à résoudre le problème juif. L'entreprise ne peut être étendue à l'ensemble de la région que sous la forme de la colonisation, et c'est bien ce qui tend à se produire dans les territoires occupés. S'il est un peuple auquel convient l'appellation de damnés de la terre, un peuple qui n'a rien à perdre, c'est sans aucun doute le peuple palestinien.

Il est donc profondément naturel que le combat de ce peuple, dont l'existence même a été et est encore niée, soit compris et au besoin soutenu par ceux pour qui l'internationalisme a encore un sens... Je n'ai pas à cacher qu'un compromis, aussi boiteux que l'on voudra, compromis qui imposerait à tout le moins l'évacuation du territoire occupé en 1967, me paraît de toutes les solutions imaginables (et dont les bonnes ne sont pas possibles) probablement la moins mauvaise. »

Pierre Vidal-Naquet, Revue Partisans n° 52, 1970
[style=details]Pierre Emmanuel Vidal-Naquet, né le 23 juillet 1930 à Paris et mort
le 29 juillet 2006 à Nice, est un historien et helléniste français.[/style]

Maxime Rodinson

« Le sionisme a été un choix historique, inscrit depuis longtemps dans les faits, et il n'est plus question de remettre en cause le résultat auquel il est arrivé, la nation israélienne, même si ses fruits amers peuvent permettre de douter pour le moins de la sagesse du dit-choix.

Mais le refus obstiné de comprendre et de reconnaître que ses conséquences ont apporté à d'autres, les Palestiniens au tout premier chef, un désastre immotivé (comme le reconnaît maintenant le monde entier) est une erreur fatale. »

Maxime Rodinson, Peuple juif ou problème juif ?, 1981
[style=details]Maxime Rodinson est un historien, sociologue, marxiste et
orientaliste né le 26 janvier 1915 et mort le 23 mai 2004.[/style]

Amnesty International, Après l'opération Plomb durci.

La Bande de Gaza étouffe sous le blocus israélien

par Benoit Priem. http://www.isavelives.be/fr/node/4748

En tant que puissance occupante, Israël a le devoir, en vertu du droit international humanitaire, d’assurer le bien-être de la population de Gaza sans discrimination. Israël doit respecter les droits de l'homme de la population, y compris les droits à la santé, à l'éducation, au travail et à un niveau de vie suffisant, qui inclut les droits à l'alimentation et un logement adéquat.

Le blocus constitue une punition collective en vertu du droit international. En empêchant l'entrée de matériel et de biens dont la population a désespérément besoin pour la réhabilitation et la reconstruction après l’opération « Plomb durci », le gouvernement israélien continue à aggraver
les souffrances de civils à Gaza et viole ses obligations juridiques contraignantes.

***

« Le peuple de la Bande de Gaza a droit comme toute autre personne à une vie digne, libre de toute souffrance prolongée, infligée sans discrimination. Ils ne devraient pas être soumis à cette poursuite de la punition collective provoquée par le blocus. »

Maxwell Gaylard, Coordonnateur humanitaire des Nations Unies
pour le territoire palestinien occupé

« Nous sommes restés pendant les deux premiers jours de bombardements mais quand ils ont bombardé la maison à côté de la nôtre, nous sommes partis. Nous n'avons rien pris avec nous ...
Quand nous sommes revenus, tout était détruit, les gens nous ont donné de la nourriture parce que nous n'avions rien. »

Mohammed Mslih, habitant du village de Johor al Dik,
au sud de la ville de Gaza

« La nature des tirs, en particulier le ciblage précis des machines cruciales, suggère que l'intention était de détruire la capacité de production de l’usine. »

Rapport de la Mission d’enquête des Nations unies
sur le conflit à Gaza (2009), paragraphe 50

« En aucun cas un peuple ne peut être privé de ses propres moyens de subsistance. »

Pacte international relatif aux droits économiques,
sociaux et culturels, article 1 (2)